Nous connaissons tous cette sensation de faiblesse, de fatigue intense, d’étourdissement. Dans certains cas, celle-ci peut aboutir à une perte de connaissance. Elle peut concerner n’importe qui à n’importe quel moment. Il est donc primordial de connaitre les bons réflexes et de prodiguer les gestes qui sauvent afin d’éviter toute complication.

 

La perte de connaissance, de quoi s’agit-il ?

Tout d’abord, redéfinissons ce qu’est une perte de connaissance. Celle-ci consiste, dans la majorité des cas, en une diminution de l’apport en oxygène au cerveau.

Majoritairement bénigne, elle est souvent déclenchée par un choc émotionnel, neurologique (crise d’épilepsie), métabolique (hypoglycémie), une chute de tension ou encore à la suite d’un trauma.

Couramment appelée syncope – dans le cas où la personne respire toujours -, celle-ci est généralement sans risque si elle est de courte durée sauf si elle est liée à une origine cardiaque.

Quels sont les symptômes ?

La personne est inconsciente et semble ne plus réagir au monde qui l’entoure ni même à une quelconque stimulation.

Que faire ?

En premier lieu, engagez un dialogue simple : “Quelle est votre nom ?”,”Quel âge avez-vous ?” de façon à évaluer son état de conscience et déterminer si elle a bien perdu connaissance.

Comment procéder si la victime est inconsciente mais respire ?

La priorité absolue est de dégager ses voies respiratoires, pour cela commencer par l’allonger sur le sol.

En second lieu, défaites tout ce qui pourrait obstruer sa respiration telle qu’une cravate ou un col de chemise.

La perte de connaissance entrainant le relâchement des muscles, elle peut provoquer dans certains cas une obstruction des voies aériennes causée par la langue qui chute vers la gorge. Il est donc nécessaire d’incliner la tête de la victime en arrière pour libérer les voies respiratoires. Grace à cette manipulation, vous pourrez, en vous penchant vers elle, vous assurer que la personne respire.

La position PLS, la position à adopter !

La position latérale de sécurité (ou PLS) est un geste de premiers secours à mettre en place lorsqu’on a affaire à une victime inconsciente.

Cette position va aider le passage de l’air vers les poumons et éviter un éventuel étouffement.

La position latérale de sécurité

Comment s’y prendre ?  

Disposez les jambes de la victime tendues dans l’axe du corps. Soulevez un bras de la victime à angle droit de son buste. Pliez son coude de sorte que sa paume soit tournée vers le haut, vous êtes donc paume contre paume. Maintenez l’autre bras et mettez son autre paume contre son oreille. Conservez la main de votre victime contre son oreille.

Attrapez la jambe la plus éloignée de vous avec l’autre main et relevez la en laissant le pied au sol. Mettez vous côte à côte avec son thorax pour pouvoir la retourner en la roulant et tirez sur sa jambe pour que le genou touche le sol. Enlevez délicatement votre main qui est sous sa tête et maintenez avec l’autre son coude.

Soulevez la jambe située au-dessus de sorte que la hanche et le genou soient à angle droit.

Ouvrez la bouche de la victime d’une main, avec le pouce et l’index, afin d’empêcher l’obstruction des voies et permettre l’écoulement de liquides divers.

Maintenant que votre victime se trouve en position latérale de sécurité, composez le numéro des secours ou allez chercher de l’aide.

Comment procéder si la victime est inconsciente mais ne respire pas ?

Dans le cas où la victime montre soit une absence de conscience après quelques minutes, un pouls irrégulier voire inexistant ou encore une absence de respiration, composez le 15 ou le 112 de toute urgence.

Il se peut que la victime soit entrain de subir un arrêt cardiaque, il faut alors lui prodiguer au plus vite un massage cardiaque en attendant les secours ou utiliser un défibrillateur.

Cet appareil vous guidera vocalement dans les démarches à suivre.

Chaque année en France, on dénombre 40000 décès des suites d’un arrêt cardio-respiratoire, ce nombre pourrait diminuer fortement par la simple présence d’un défibrillateur dans un environnement proche.

 

La perte de connaissance peut, vous l’aurez compris, entrainer dans certains cas des complications. Connaitre les gestes et savoir les prodiguer peut sauver des vies.