” Malaise “, ce mot rime avec urgence, stress ; une situation inquiétante dans laquelle il va falloir agir rapidement et dans lesquels nos comportements peuvent avoir des conséquences considérables.

Afin d’éviter de vous retrouver dans un scénario cocasse, il est avant tout primordial de bien discerner l’état de conscience de la victime.

Bien que dans certains cas, il n’y a pas lieu de s’alarmer, d’autres situations exigent une réaction rapide et appropriée. Une perte de connaissance peut avoir des apparences très proches d’une étiologie à l’autre mais ne pas partager équitablement les répercussions engendrées.

Deux causes possibles de cette perte de connaissance doivent particulièrement vous alerter, celle de l’accident vasculaire cérébral et celle de l’infarctus (crise cardiaque dans le jargon populaire).

 

Avant tout, il est intéressant de redéfinir leurs différences.

La crise cardiaque est provoquée par un blocage du flux sanguin irriguant le cœur. Des caillots logés dans les artères coronaires empêchent l’oxygène et les nutriments d’arriver à bon port ce qui, in fine, endommage le cœur.

L’AVC (accident vasculaire cérébral) est lui provoqué dans la majorité des cas par une obstruction des artères irriguant le cerveau et plus rarement par une hémorragie cérébrale.

 

Comment reconnaître les signes d’une crise cardiaque ?

Les symptômes les plus connus et les plus fréquents sont des douleurs dans la poitrine et dans le bras gauche bien que certains soient plus discrets et banals.

 

Et ceux de l’AVC ?

La caractéristique indéniable de cette pathologie est son apparition subite et soudaine, c’est pour cela qu’on parle d’une attaque cérébrale. Les signes sont extrêmement divers car ils dépendent de l’endroit exact de la lésion, chaque zone du cerveau étant particularisée (mouvement, sensibilité, vision, langage…).

Certains indices spécifiques doivent vous alerter tels qu’une faiblesse musculaire, une paralysie touchant la moitié du corps, une difficulté à parler ou encore des troubles de l’équilibre.

Il est cependant nécessaire de se rendre compte que les symptômes d’un accident vasculaire restent très subjectifs.  

 

Comment réagir ?

Dans les premiers moments alors que la personne est toujours consciente, placez-la de sorte qu’elle se retrouve en position de repos (assise ou couchée).

Essayez de récolter un maximum d’informations afin de déterminer les prémisses de ses douleurs (mal dans la poitrine, douleur thoracique) pour ensuite récolter des indications plus générales tels que son âge ou ses éventuels traitements médicaux.

Il est maintenant prioritaire de contacter le SAMU (15) qui pourrait vous garder comme interlocuteur ou vouloir rentrer en contact avec la personne souffrante afin de connaitre les douleurs qui la tiraillent.

Votre rôle est primordial. En effet, pendant le temps de latence avant l’arrivée des secours, il vous faudra peut-être apporter les gestes de premiers secours comme placer la victime en position latérale de sécurité.

Quoi qu’il en soit, devant tout type de malaise, il vous incombe en tant que sauveteur, de surveiller la personne en continu et ne jamais la laisser toute seule et ne vous en écarter que sur l’ordre des secours.

 

Que faire si les symptômes de l’AVC disparaissent ?

Il arrive que vous ayez subi un mini-AVC aussi appelé ischémie cérébrale transitoire. Leurs symptômes sont fugaces et s’estomperont dans l’heure qui suit. Les neurologues sont intransigeants sur la nécessité d’y prêter une grande attention. Pourquoi ? Car ceux-ci sont probablement les prémisses d’un accident plus grave. Les considérer peut vous éviter de graves complications. Prenez en compte les signaux !

Alors que le cœur ou que le cerveau voit leur débit de perfusion s’amoindrir, chaque minute qui sépare la victime d’une intervention visant à rétablir une irrigation convenable de ces tissus est lourde de conséquences sur le pronostic de celle-ci.

Le simple fait d’appeler les secours dans les meilleurs délais et la capacité à réagir de manière adéquate représentent déjà beaucoup pour la victime. La connaissance des signes cliniques évocateurs du malaise et des conduites à tenir dans ces circonstances sont un gage de chances chez la potentielle victime.